Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 15:54

      قدّاش من بطّال مازال و مازال يستنّى و عشرات الملياردوات نخسرو فيها كل يوم و معامل مهدّدة بالتسكير و كيّاسات معطّلة و احتجتجات للمطالبة بالزيادات في الشهاري

و اعتصامات و إضرابات ...بربّي فهموني و قولولي كفاش في هالوضعيّة البطّال بش

يلقى خدمة - شكون خاسر في هذا الكل و شكون رابح ؟

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Par Ben Yaglane
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 12:15

 

أكبر عدو هي البطالة و المطلوب هو مشاركة الجميع

للقضاء عليها و على أسبابها و لا يمكن القبول بأن تكون

محاربة البطالة قضيّة تٌشترى و تٌباع بين أطراف لها

مصالح سياسيّة...

 

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Par Ben Yaglane
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 00:40

 

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Par Ben Yaglane - Publié dans : CULTURE
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 18:07

 

عندما تكسب  الثقافة حقّها في الدستور ينتعش الفكر و الفنّ في كل المناطق و يتأكّد أن الثقافة جزء لا يتجزّأ من حقوق الإنسان فيجد الفنّان ما يدفعه إلى مزيد من الإلتزام بماهو أرقى وأسمى وأعمق و يصبح المواطن واعيا بحقّه في المعرفة و الإبداع , مستهلكا فاعلا ,   محصّنا ضد كل الإحتواءات التي تجرّه إلى الظلاميّة و التزمت و تحمله ألى التطرّف والتحجّر و تدفعه إلى الرغبة في التسلّط على الآخر.

إنّ ثقافة التوعية هي التى تقينا من عقليّة التخلّف التي ترمي بنا إلى الفشل

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مع شباب دوار هيشر إثر محاورة بعد تشريكهم في تمارين بحضور الجمهور لمسرحيّة " حارق يتمنى" قبل عرضها كاملة للجمهور

 

Par Ben Yaglane
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 17:19

 الساعة الآن ثورة إلاّ الربع فعلى من يرغب الإلتحاق بها بصدق و نزاهة عليه أن يعبّرعن و فائه لكل شهداء تونس رافضا كل الإحتواءات و أن يعطي الأولويّة لكل من قال للجلوس على كرسي من كراسي النظام البائد الذي قمع الحريات و عشّش الرشوة في البلاد و زوّر الإنتخابات و كرّس الإستبداد بالرأي و همّش المعرفة و أقصى إهل الثقافة و أتقن في إفساد التعليم و جعل من الإعلام أداة لتزييف الحقائق و حزبه الذي تجنّد لتخدير الشباب و معاقبة كل من رفض الولاء و التأييد و الخضوع لعائلات الفساد المالي و الإقتصادي - لا و ألف لا لكل من أجرم في حق شعبتا العزيز - لا لطمس الحقائق . لا للنسيان . لا للمصالحة إلاّ بعد الإعتراف وردّ الإعتبار لكل من وقع ظلمه وقهره...الساعة الآن ثورة إلاّ الربع - 

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Par Ben Yaglane - Publié dans : actualité
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 13:28

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نحن نعيش فترة حاسمة من تاريخ بلادنا و لذلك فإن وزن الأحداث وقيمتها , خاصة تلك التي تمسّ بوطننا , تتمثل في رموزها و جزئياتها و معانيها وكل تهجم على هذه الرموز هو طعن للذاكرة و مسّ بعزّة وطننا و خيانة لنظال شعبنا ونكران لسيادته ومكاسبه

 

Par Ben Yaglane
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 13:39

femme drapeau
إلى كل النساء - إلى كل امرأة و فتاة إلى كل أم و بنت إقدّم تحيّة إكبار وتقدير و اعتزاز بمناسبة هذا اليوم 8 مارس العيد العالمي للمرأة و تحيّة خاصة للأخت أمال العلوي لموقفها المشرّف برفضها و تصدّيها لإنزال العلم التونسي من فوق مدخل كلّية منوبة

Par Ben Yaglane
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 13:58

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Par Ben Yaglane
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 20:19
Par Ben Yaglane
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:24

Entretien du Lundi - Journal La Presse - 02-01-2012

  Raouf Ben Yaghlane, comédien et metteur en scène

«Il ne suffit pas d’être libre, il faut être libéré»

«Il ne suffit pas d’être libre, il faut être libéré»

 Solitaire, il a fait son bonhomme de chemin, seul, sur scène face à un public très vite sensible à son discours. Humoristique, critique, acerbe, parfois taxé de populaire, voire populiste. Raouf Ben Yaghlène ne se défile pas devant tous ces adjectifs, et continue à s’agiter tout en gardant le théâtre et la culture comme pivot de son action.
Citoyen, artiste, agitateur culturel converti en journaliste sur la blogosphère, Ben Yaghlène continue un combat entamé il y a quelque temps déjà.
Entretien.
Raouf Ben Yaghlène l’homme de théâtre devient ces derniers temps très impliqué dans le politique, pourquoi ?
 Je trouve important que le public sente que l’artiste s’implique dans la vie politique, porte sa voix et exprime son point de vue, non pas uniquement sur le plan artistique mais aussi qu’il assume son rôle de citoyen préoccupé comme tout un chacun de ce qui se passe dans sa société.
 Ces derniers temps on parle très peu de culture et d’action culturelle dans notre pays pour édifier une société post-révolution, comment l’expliquez-vous ?
Dans toutes les tribunes médiatiques, aucun parti ou homme politique n’a donné sa vision de la culture, sa position par rapport au fait culturel. Aucun d’eux n’a revendiqué explicitement et sérieusement le droit à la culture, n’a évoqué le rôle implacable de l’artistique. On laisse croire à l’opinion   que la culture est un produit complémentaire, qu’il ne fait pas partie des nécessités, que c’est une affaire secondaire à laquelle on s’intéressera une fois les affaires courantes réglées. Et c’est cela le plus grand danger à mon sens, c’est de laisser croire et convaincre les gens que la culture est un luxe, et qu’on peut s’en passer.
Mais la politisation de la culture n’a fait qu’asservir l’artiste et nous en avons déjà fait l’expérience...
Bien au contraire, je suis contre la politisation de la culture mais pour l’«acculturation» du politique.
Il faut reconnaître tout de même que quand on a l’estomac vide on ne pense pas à la nourriture de l’esprit…
La révolution tunisienne n’est pas uniquement, comme certains le pensent, un soulèvement contre le chômage, les conditions de vie précaires et lamentables, car elle fut aussi  une lutte contre la «sécheresse» culturelle. Cela peut paraître invraisemblable mais un slogan comme celui que nous avons entendu «  travail, liberté et dignité » englobe tous les aspects de la vie décente. La dignité de l’homme dépend bien entendu du travail et de la valorisation sociale de son effort et de ses compétences, il n’empêche, elle provient aussi de l’acte culturel qu’il produit et qu’il consomme et qui lui procure une vision de son humanité et le distingue des autres êtres vivants. C’est cette conscience qui l’anime, l’émotion qui le secoue. C’est avec la culture qu’on se sent vivant, humain et la privation de la culture (dans son sens le plus large) conduit aux chocs et aux explosions politiques et sociales.
Pensez-vous que si une vision de la culture ne se définissait pas, il y aurait peut-être une nouvelle explosion ?
Si le politique ne met pas dans sa considération la culture comme une nécessité qui réponde aux exigences des gens pour mieux vivre et ne plus se sentir comme moins que rien, et s’il ne respecte pas dans l’être humain cette faculté de réfléchir, de produire du sens et d’apprécier la beauté, il perdra certainement une grande bataille, celle de l’esprit. Le discours politique ne peut pas exister tout seul, il faut toujours qu’il soit accompagné d’une action culturelle à l’affût, un garde-fou contre tout dérapage du pouvoir.
Comment voyez-vous l’action culturelle dans cette nouvelle Tunisie qui renaît de ses cendres ?
 Il ne suffit pas de faire une programmation culturelle,  des tournées et des représentations de pièces de théâtre et des projections de films pour relancer une dynamique culturelle.  Il faut installer la culture dans un rapport de débat pour apprendre à s’écouter, à écouter l’autre, apprendre à dire non et à faire valoir l’argumentaire. C’est avec le débat qu’on arrive à poser les vraies questions aux politiques. A partir de ce principe, il faut sortir du carcan institutionnel, réfléchir à une nouvelle méthode d’approche culturelle, d’encadrement, de restructuration et de création, car la marginalisation de la culture a fait que les gens sont devenus incultes.  
La démocratie à elle seule ne suffit pas, c’est la culture qui saura formuler les préoccupations des gens et c’est avec les arts qu’on portera la voix des oubliés de cette terre. C’est la culture qui fait de nous des êtres capables d’apprécier et de comprendre des mots comme  la liberté, la démocratie, le pluralisme, la diversité...
Quel rôle a donc l’artiste, aujourd’hui ?
L’artiste doit être le témoin qui rappelle les décideurs à l’ordre.
Depuis la révolution vous vous êtes impliqué dans plusieurs actions, vous vous êtes même mis à faire des interviews d’hommes politiques, pourquoi ?
Après le 14 janvier j’ai senti que le théâtre ne suffisait pas, qu’il fallait trouver d’autres moyens d’aller vers les gens, de comprendre moi-même ce qui se passait autour de nous, de poser un regard sur notre devenir.  Je suis allé vers les politiques et j’ai fait des interviews avec Rached Ghannouchi, Moncef Marzouki et tous les chefs de partis. Cela  m’est venu d’un désir de compréhension pour saisir les enjeux, prendre l’initiative de tisser un lien entre la culture et le politique. D’un autre côté, on a fait appel à moi pour des séries de conférences dans les universités tunisiennes non seulement pour parler et monologuer mais surtout pour entendre, essayer de comprendre et faire valoir le véritable rôle de la culture dans notre société d’aujourd’hui et mettre en garde contre les risques et les dérapages qui menacent toute société privée de culture.
Vous êtes pour la démocratisation absolue des médias. Expliquez-nous votre point de vue…
J’appelle à la multiplication des médias citoyens (à ne pas confondre avec les médias privés) qui permettent à tous ceux qui se sentent oubliés et laissés pour compte d’être les auteurs de leur propre parole. Ces médias citoyens ont le pouvoir d’atténuer les tensions, de faire des protestations  des actes réfléchis et conscients loin de la violence et de l’arbitraire. Cela permettrait aussi de transformer la colère en débats constructifs.  
La dernière tournée que vous venez de terminer de Harak yetmanna... avait pour objectif la sensibilisation plus que le divertissement...
J’ai fait une tournée dans 10 villes touchées par le phénomène de l’immigration clandestine, je voulais que mon théâtre soit un moyen et un support pour un acte citoyen, pour qu’il me permette de me mettre  en rapport direct avec le citoyen et  installer un débat avec lui.  Je voulais connaître ces gens-là, les écouter, comprendre ce qui pousse un jeune de 17 ans à se jeter dans la gueule du loup. Comment une jeunesse pleine de rêve et d’énergie puisse se sentir «morte». Comment cette culture de la dépression et de l’échec a-t-elle réussi à étouffer des générations entières.  Et j’accuse la société ou le système social de ne pas jouer franc  jeu, de ne pas parler vrai, de marginaliser les faibles et de favoriser les forts.
Quel sens a, aujourd’hui,  la liberté ?
La liberté n’a de sens que lorsque tout n’est pas permis. Sans la culture, la liberté est vidée de son sens, elle est sans conscience et  c’est ce qui engendre des dérapages. Avant, il s’agissait d’affronter l’ordre politique et le manque de libertés,  maintenant que les libertés sont acquises, on se retrouve face à de nouveaux pouvoirs. Il s’agit  des soi-disant «ordre social», «tabous», «bonnes mœurs » qui nous oppriment au nom de la liberté d’expression. La liberté, ce mot qui enivre, ne doit pas nous faire oublier qu’il faut des limites, mais que ces limites ne soient pas imposées, mais libératrices et cela n’est possible qu’avec la culture, car il ne suffit pas d’être libre, il faut aussi être libéré.

Auteur : Entretien conduit par Asma DRISSI

Ajouté le : 02-01-2012
Par Ben Yaglane
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 21:07
النقاب الذي يحمله بعض الرجال في عقولهم أخطر بكثير من النقاب الذي تضعه النساء على أجسادهن - نقاب النساء ظاهر و مكشوف أمّا نقاب الرجال في باطنه خبايا يرفض صاحبها الإعلان عنها و التصريح بها - و لعلّ التعاليق التي ستتبع هذا الرأي ستبيّن ذلك.

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رؤوف بن يغلان

Par Ben Yaglane - Publié dans : actualité
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 13:41

 

السؤال : هل الأحزاب و كل السياسيين قادرين على إجابة هؤلاء الشبان للخروج من أزمتهم و إيجاد حلول لمشاكلهم.
روبوبرطاج مع مجموعة من شباب غار الدماء حول "الحرقة " بمناسبة عرض مسرحيّة " حارق يتمنى" في دار الشباب و الثقافة أثناء أحداث القصرين وقبل أسبوعين من ثورة 14 جانفي - ثورة الكرامة -
Par Ben Yaglane - Publié dans : actualité
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 11:31

 

 

-  لا أخشى النهضة -  حوار مع جريدة اليوم - 19 أكتوبر - 2011

 

تونس ـ اليوم 

 حاورته قبل 14 جانفي فتحدث ساخطا ثائرا كأنه يروم إشعال لهيب ثورة ثقافية تعصف ببنيان البيروقراطية وتبث الروح في كل مبدع ارهقته سنوات القهر العجاف 

حاورته إبان الثورة فتكلم بصوت مرتبك لم يخل من اعتزاز بانتفاضة الشعب التونسي وقالها صراحة «لن نصمت حتى ننتصر وتعود لهذا الشعب حريته المنهوبة ».

حاورته بعد عشرة اشهر من 14 جانفي فألفيته على العهد دائما.. قناعاته هي ذاتها لم تتغير.. حماسه ازداد اتقادا.. ومواقفه راسخة لم تتزعزع.

هو من المبدعين القلائل الذين تحدوا سلطان الخوف قبل ان يحل ركب الثورة فتنطلق ألسنة الجميع وتسقط الأغلال عن الكلمة الحرة.. تكلم عندما صمت زملاؤه، وعانى ويلات مواقفه الجريئة، حتى انه وجد نفسه خلال السنوات الاخيرة محروما من المهرجانات والتظاهرات الثقافية بسبب تصريحاته التي قال فيها بأنه معارض ثقافي وانه لن يهدأ له بال او يهنأ له خاطر الا اذا رأى حرية التعبير امرا واقعا وليس مجرد شعارات غوغائية للمضاربات الحزبية فقط.

رؤوف بن يغلان رفض بعد الثورة الركوب على نضالات الشهداء واستثمار دمائهم لجني مكاسب سياسية مثلما فعل غيره.. بل اختار عن طواعية وبعد تفكير عميق ان يطرق ابواب «صحافة المواطنة» حتى يتسنى له اسقاط الاقنعة عن السياسيين وايصال صوت المواطن دون رتوش او تزيين.

في المساحة الحوارية التالية تكتشفون رؤوف بن يغلان في ثوب الصحافي..

 * رأيناك مؤخرا ترتدي حلة الصحفي.. هل ضاقت بك خشبة المسرح فهرعت باتجاه صاحبة الجلالة لإيصال افكارك؟؟

 ـ لقد لجأت الى ما بات يسمى بالإعلام البديل او صحافة المواطنة لكي أقول للناس بأننا قادرون على الخروج من هيمنة الاعلام الرسمي الجامد والاعلام الخاص غير الموثوق.

ان الإعلام البديل يتيح للمواطن التكلم بحرية دون حواجز ويفتح له المجال لإيصال صوته وافكاره مباشرة استنادا الى المنابرالجديدة، واذا كنا نطالب سابقا بتحرير الاعلام من التسلط السياسي فإننا اليوم بحاجة الى تحريره من التسلط المالي.هذه قناعاتي وسأسعى الى التأثير في المواطن البسيط وحثه على ايصال صوته عبر الاعلام البديل حتى لا يحتكر الاعلام الرسمي والاعلام الخاص مساحة الحرية ويوجهانها حسب اهوائهما.

* حاورت عددا من الزعماء السياسيين على غرار الغنوشي والمرزوقي وغيرهما.. ما هي القناعات التي خرجت بها من هذه الحوارات؟

ـ لقد خرجت بقناعة راسخة مفادها ان الثقافة يجب ان تكون حقا دستوريا يضمنهاالدستور للجميع. وان اهالي قرطاج ليسوا اعلى شأننا واكثراهمية من اهالي الرڤاب. ومن جهة اخرى خرجت بقناعة مفادها انالمرحلة الحالية تقتضي دمقرطة  الاعلام حتى يكون المواطن جزءا منه.. يكون فاعلا وليس مفعولا به.. يجب تفعيل الديمقراطيةالمحلية من المجالس الجهوية المنتخبة وتكثيف المنابر الحوارية والاعلامية في الجهات لقدحان الوقت لإعطاء الكلمة للشعب في القرىوالدشر والارياف والمدن المنجمية والصناعية والمناطق المنسية لكي يدلي الجميع بدلوه ويبوح بمشاغله واوجاعه.

* وما هي تصوراتك للديمقراطية المحلية؟؟ وكيف يمكن تطبيق هذا التوجه على ارض الواقع؟؟

ـ  الإعلام المدني هو الحل.. انا اطالب بتحريرالاعلام وليس بحرية التعبير فحسب.. اطالب بتكوين اذاعةعلى الاقل لكل الف ساكن يكون لهامجلس ادارة ومجلس تحرير منتخبين حتى يتسنىايصال صوت المواطن بشكل آني وفق تقنية«الآن وهنا».

ان تكثيف الاذاعات والمنابر الاعلامية الجهوية والمحلية من شأنه توزيع السلطة على الشعبواضاعة الفرصة على قوى الردة حتى لاتتمكن من تكميم الافواه والسيطرة على عقولالناس مجددا.

 * ألا تخشى من إغراق البلاد في سيل إعلامي جارف قد ينزلق الى متاهات الفوضى والانفلات الاعلامي والتشهير؟؟

 ـ الديمقراطية ليس لها اي معنى اذاكنت لا تساوي شيئا في حيّك او قريتكاو مدينتك. والديمقراطية لا معنى لها اذا لم نمكّنالمواطن من آلية لمراقبة من سيمثله فيالسلطة.

ان الاعلام المحلي هو الضمانة الاساسيةلمراقبة المجالس والهياكل المنتخبة حتى لاتحيد عن اهدافها ورسالتها.

 * وما هي الرسالة التي تروم انت تبليغها من خلال دخولك عالم «صحافة المواطنة»؟؟

ـ انا اقوم منذ فترة بحملة لصالحالاحزاب والتيارات الديمقراطية من خلال إجراءحوارات جدلية مع عدد من رموز السياسةحتى يتسنى لهؤلاء توضيح رؤاهم وتصوراتهمللشعب التونسي وكشف برامجهم على شتى المستويات.

وقد اغتنمت فرصة اجراء تلك الحوارات لكياتكلم على لسان المواطن المنسي والمهمشوانقل هواجسه ومشاغله في شكل اسئلة الىاولئك الساسة. وأعتقد جازما ان صحافة القرب هي اكثرالانماط الصحفية تمثيلا للشارع.

 * هل يجدر بالفنان ترك منبره الفني والبحث عن منابر اخرى لإيصال رسالته وصوته؟؟

 ـ يجب على الفنان اولا ان يكون مواطنا.. يعيش ما يعيشهالناس.. ويعاني ما يعانيه عامة الشعب.. وبالتالي يجب عليهان يطرح الاسئلة الجدلية على نفسه قبلان يطرحها على غيره.. لذلك بات منالضروري ان يستوفي الفنان كل السبل المتاحةللتفكير والتعبير حتى لا يترك الفضاءاتالحوارية والوسائط الاعلامية والاتصالية في تناولالظلاميين واصحاب البرامج الهدامة يستغلونها لوأدثورة الشعب والالتفاف على دماء الشهداء.

 * وضّح علاقتك بالاحزاب؟؟

 ـ انا لا أنتمي الى اي حزب وفيالمقابل فإنني لا اتخلف عن اي حزبيدعوني لحضور اجتماعاته.. بل انني اسعىدائما الى حضور كل الاجتماعات حتى  اطرح مشاكل الثقافةوادافع عن البرامج التنويرية وألفت انظاررجال السياسة وزعماء الاحزاب الى ضرورةإدراج حق الثقافة في مبادئ الدستور. لقد دأبت في كل اجتماع حزبي احضرهعلی طرح السؤال التالي: «ما هو موقعالمواطن في كل هذه البرامج الحزبية»!!

منذ 14 جانفي وانا اراقب سير العملية السياسيةفلم ار الا اناسا  يستثمرون الثورةويركبونها متجاهلين صوت البطال والفقير والعجوزوالمعاق.

لقد حان الوقت لكي ننتقل من مرحلةالخطابات التي تقول «سنحقق لكم كذا» الى خطاب منهجيتشاركي جديد يقول «سنحقق معكم كذا».

 * ما هي تصوراتك للخارطة السياسية للمجلس التأسيسي المزمع انتخابه؟»

 ـ كم كان بودّي ان يكون المجلس التأسيسي مثل المنتخب الوطني يأخذ من شتى جهاتالبلاد ومن شتى الاحزاب والمنظمات والجمعيات زبدتها.. مجلس مبني على التوافق وعلى مبدإ الكفاءة قبل الصراعات والتحالفات الانتخابية الضيقة. ترى ماذا سنجنيمن المجلس التأسيسي اذا هيمن عليه تيارسياسي واحد.. هل سنبكي على اطلال الديمقراطية.. لقد كان منالاجدر بنا دعوة الناخب التونسي لاختياربرامج سياسية وليس بطاقات حزبية. اننا نريد كفاءاتتخرجنا من مستنقع الازمات وتعبّد لنا الطريقنحو الرفاه والديمقراطية.

 * ما هو موقفك من الخطاب السياسي لزعماء الاحزاب الكبرى؟؟

 ـ بصراحة لقد رأيت في راشد الغنوشي رجلا بيداغوجيا ووجدت خطاب المرزوقي جريئاوصريحا ووجدت برنامج الرياحي قابلا للنقاش.. ولكن ما ارعبنيواخافني هو الخطاب الاقصائي والراديكالي لنجيبالشابي والذي اكد من خلاله مرارا وتكرارابأن حزبه لن يدخل في حكومة تشاركفيها حركة النهضة.

لقد نسي الشابي او لعله تناسى بأننافي امسّ الحاجة للوفاق حتى نتجاوز مرحلةالانتقال الديمقراطي بشكل هادئ وسلس وسلمي . أناشخصيا لا اخشى النهضة لأن الشعب الذياسقط ديكتاتورا مثل بن علي لن يعجزعن الاطاحة بأي مشروع ديكتاتوري جديد. أقول هذا دونان اقصد بأن النهضة ستتحول الى ديكتاتورمثلما يروّج البعض لذلك.

 * ونحن على مشارف نهاية الحملة الانتخابية.. هل ترى بأن هنالك ضمانات كافية للخروج بصوت الناخبين الى بر الامان؟؟

 ـ نحن ماشين بقدرة الله.. واحمد الله انناوجدنا اناسا في مستوى الثقة التي مُنحتاليهم اذ حافظوا على الامانة ونرجو انيواصلوا تحمّل الامانة الى حين عودة الشرعيةالى مؤسسات الدولة.صدّقني لقد حصلتعديد المشاكل التي خلتُ للحظة بأنها ستجهضمسار الانتقال الديمقراطي ولكن احمد اللهانها مرت بسلام ولعل آخرها أحداث نسمة.

 * ما هو رأيك في الفيلم الذي بثته نسمة.. وكيف تقرأ إقدام القناة على بث مثل هذا الفيلم في اوج الحملة الانتخابية؟

ـ اولا انا ارفض المساس بالمقدسات بشكلقاطع وأحترم ردة فعل كل من شعر بالقهروالضيم جراء بث الفيلم الايراني. وأؤكد في السياقذاته رفضي للعنف لأن القضاء يجب انيكون الكلمة الفصل في كل النقاط الخلافية.

 * أعطنا موقفا واضحا وكفانا من الديبلوماسية؟؟

ـ موقفي واضح وصريح: كل ما يمس بالمقدسات يجب ان نحتاط منه لكي لايقع تأويله وتوظيفه سياسيا وهو ما قد يقودنا الى العنف، ثانيا لا ينبغي ان تتحول حرية التعبير الى اداة لجلد المقدسات.

 * حسب حدسك الفني.. اي مصير للبلاد بعد الموعد الانتخابي؟

 ـ لديّ احترازات كثيرة لذلك ادعو المواطنين لتوخي الحيطة والحذر.. لست مقتنعا مائة بالمائة بطريقة عملية الانتقال وأشتمّ رائحةاياد خفية من الداخل والخارج تمتد لتقطف ثمار الثورة لذلك ادعو الجميع للحيطة واليقظة والمحافظة قدر المستطاع على الثورة من لصوص الثورات.

 * هل لديك اقوال اخرى قبل ان نرفع الجلسة؟؟

 ـ بودّي ان اوجّه لوما للإعلام الذي بذل قصارى جهده بعد الثورة لتغييب اهل الفكر والثقافة.. لقد غيّبوا الثقافة وغيبوا الابداع عن قصد. وها اني اقوللهم من هذا المنبر اتقوا الله فيالثقافة لأنها عماد المجتمع.

الحكاية وما فيها

* الاسم واللقب:رؤوف بن يغلان

* السن والسكن:61 سنة يقطن في مدينة اريانة

* الوضعية العائلية:متزوج وله بنتان

* المهنة:فنان مسرحي محترف

* آخر محطة:مسرحية «حارق يتمنى» وهو  الآن بصدد التحضير لعمل جديد حول «قلبان الفيستة»

* التوجه السياسي:ديمقراطي ويساند كل القائمات التي اختارتالمسار الديمقراطي.

اجرى الحوار: وليد الماجري

 

 

Par Ben Yaglane - Publié dans : actualité
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 01:27

 

Par Ben Yaglane
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 18:44

المبدع الحر يرفض الوصاية مهما كان مأتاها و يندّد بها و لا يتردد أن يتصارع مع أصحابها لأن حرية التعبير تقتضي أن يتجرأ المبدع على التصريح بما يفكر فيه بطريقته في كل ما يخص الشأن العام – إن إسكات المثقف يكرّس الإنفراد بالرأي و الإستبداد به و التحجر و بالتالي فهو يمثل  قمّة الإفلاس السياسي . لن تكون الثورة في تونس ثورة كاملة إلا إذا تحررت الثقافة من ربقة التسلط مهما كان نوعه ومأتاه .
Par Ben Yaglane
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Présentation

  • Le blog de Raouf Ben Yaglane
  • : Tunisie Raouf BEN Yaghlane tunisie blog Humour tunisien blog Raouf Ben yaghlane Culture
  • : contactez moi sur Facbook: http://fr-fr.facebook.com/people/Raouf-Ben-Yaghlane/1660760965 La liberté d'expression ne suffit pas.Il ne suffit pas d' être libre , il faut être libéré.
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Qui suis-je

Désolé de ne pas pouvoir me présenter comme il faut car je viens de découvrir que je ne sais pas qui je suis au juste..En attendant d'en savoir plus excusez mon incapacité..Ce que je sais c'est que je suis né dans la douleur d'une maman doublement terrorisé par le bruit des bottes des colons et la peur que je sois sa troisième fille et que je risque de ne pas pouvoir répondre à l'attente oppressive de ma grande famille qui menaçait ma mère d'être exclue si jamais je ne suis pas un garçon..je suis donc né dans le stresse la peur et l'angoisse. En attendant je continue à faire parler ma mère au compte goutte avec l'espoir d'en tirer plus dans dix ans, que Dieu la garde en bonne santé. Jusqu‘à ce jour je vous prie d'avoir la patience.. puisque mon début était si incertain si ambigu je me demande comment j'ai pu grandir dans une telle condition c'est peut- être pour répondre à cette question que je me suis trouvé en plein théâtre.je passe d'un personnage à l'autre à la recherche d'une connaissance plus approfondie de moi même…

artiste et societé

Mon cher public

grâce à toi je respire et sans toi j’étouffe




 Je revendique ma marginalité et je crie ma vérité " je dois beaucoup à mes souffrances, je suis l'enfant de mes douleurs, je hais la médiocrité, je déteste l'étroitesse de l'esprit et j'ai horreur des gens qui portent des masques. Je me méfie des apparences,je forge mon destin, j'aime convaincre en me donnant la chance d'être sur scène, je me bats pour arracher le public des obstacles. Dieu merci, y'en a qui me soutiennent avec un bon cœur sinon ma vie serait aigrie. Sans les nommer, je leur dis à tous merci.
Imaginons un instant une société sans artistes, sans écrivains, sans cinéastes, sans clowns, sans poètes, sans acteurs, sans musiciens, Comment cette société peut- elle s'exprimer? Avec quels poumons peut- elle respirer? Avec quel œil et quelle oreille peut- elle regarder et entendre le monde? Avec quelle langue peut- elle parler? Avec quelles mains peut-elle écrire son histoire? Une société sans artiste est vouée à l'handicap!
Pour se respecter une société se doit de protéger ses créateurs de tout ce qui peut les flétrir, les affaiblir ou les décourager. Pour évoluer elle doit veiller à leur bien être moral et matériel.


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Mon cher public

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Chanson Naabbar wella Manaabbarchi


La Culture n'est pas en phase avec les slogans du changement. Extraits de l'emission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007
 

La liberté d'expression ne suffit pas- 2eme-Extrait-émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007

Pour un theatre pour tous.mp3- 3eme-extrait émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007

Les directeurs des festivals qui ont échoué doivent , en principe, démissionner-

Extrait – émission- Radio Mosaïque-FM - 20oct-2007

Chanson : Netwahach 


Chanson : Ena-wena-mech-metfehmine



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