Hareq Yetmenna au profit des réfugiésLe théâtre solidaire… Journal le Temps - 17- 6-2011 L’humour est un outil salvateur, la politesse du désespoir disait quelqu’un de très inspiré, et qui a vu juste. Et c’est justement l’arme, dont a choisi de s’emparer l’artiste, la fourbissant à sa guise, pour traiter d’un sujet difficile, et qui demeure, cependant, d’une brûlante actualité : celui des « Harraqas ». A savoir ceux qui se résignent un jour, à leurs risques et périls, d’affronter l’inconnu, et tous les dangers qui vont avec, dans l’espoir, fut-il infime, de pouvoir changer de vie, après avoir épuisé tous les ressorts possibles et inimaginables, sans parvenir toutefois, à sortir de la misère. Car on ne quitte pas impunément, et de gaieté de cœur son pays, juste pour le plaisir de se retrouver à la merci d’une lame de fonds qui n’hésitera pas à vous emporter, sans plus d’états d’âme, vers des ténèbres humides comme les larmes salées des mères, qui ne reverront jamais leurs enfants. Et c’est ces instants de basculement, qui ne tiennent bien souvent qu’à un fil, fragile et ténu, qui sont au cœur du sujet de « Hareq Yetmanna » de Raouf Ben Yaghlane, qui sera présentée au public du Théâtre Municipal, ce soir (à 19h), au profit des réfugiés, à la demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, en collaboration avec le Croissant Rouge Tunisien, dans le cadre de la Journée Mondiale des Réfugiés qui se tiendra le 20 juin. Une manière d’apporter sa propre pierre à l’édifice, en témoignant à sa mesure, et par le biais de la création, de l’état du monde où nous évoluons.
Rien ne va plus ? Raouf Ben Yaghlane qui revient d’une visite aux camps des réfugiés de Choucha, de Ras Jdir, avoue ne pas être sorti indemne de cette expérience très éprouvante, qui est de se coltiner la réalité de plein fouet, sans le filtre de l’écran interposé, et qu’il en est d’autant plus bouleversé qu’il ne s’imaginait pas qu’il puisse y avoir tant de désespoir, et tant de dénuement juste sous nos yeux, nous qui sommes aveugles à tout ce qui n’est pas notre propre personne. « Je voulais m’y rendre, parce qu’il fallait que j’aille là où tout cela se passe, et où l’histoire, la grande, s’écrit au quotidien, parce que je me sentais très concerné. En tant qu’être humain, et en tant qu’artiste. Et je dois avouer que grâce aux militaires et à l’UNHCR, j’ai pu approcher ces gens, qui ont tout perdu, sauf leur dignité, et qui ne savent pas, tant que leur pays la Libye, est à feu et à sang, de quoi demain sera fait. L’artiste a le devoir, de par sa capacité à faire résonance, de faire porter leurs voix au loin, pour que l’on n’oublie pas l’existence de ce drame humain, qui ne peut pas ne pas nous interpeller. J’ai pris ma caméra, et j’ai filmé ce que j’ai pu, en respectant la réserve de ceux qui ne voulaient pas être filmés, mais qui ont accepté de me parler, souvent avec beaucoup de pudeur, de ce qu’ils ont vécu, et qu’ils n’oublieront pas de sitôt. A Remada, j’ai rencontré par exemple, un petit garçon libyen qui habitait le camp, et qui est venu me demander un drapeau tunisien. Ce garçon avait tout juste cinq ans, et il n’avait plus de parents, tués tous les deux. Ce petit garçon-là aurait pu être le mien. Il viendra renflouer les sombres statistiques des quelque 36 millions et 500 mille refugiés qui existent dans le monde. Il était si démuni, lui et tant d’autres dont j’ai pu percevoir la souffrance que j’en suis bouleversé à jamais. Le regard que l’on porte sur la vie, sur l’art, sur la création, ne peut pas ne pas en être changé. Je ressens cela viscéralement. Et j’espère que je saurais communiquer cette émotion-là sur scène, par fidélité à tout ce que j’ai vu, et que je n’oublierai pas… ». Samia HARRAR
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حوار مع المتظاهرين في القصبة
Désolé de ne pas pouvoir me présenter comme
il faut car je viens de découvrir que je ne sais pas qui je suis au juste..En attendant d'en savoir plus excusez mon incapacité..Ce que je sais c'est que je suis né dans la douleur d'une maman
doublement terrorisé par le bruit des bottes des colons et la peur que je sois sa troisième fille et que je risque de ne pas pouvoir répondre à l'attente oppressive de ma grande famille qui
menaçait ma mère d'être exclue si jamais je ne suis pas un garçon..je suis donc né dans le stresse la peur et l'angoisse. En attendant je continue à faire parler ma mère au compte goutte avec
l'espoir d'en tirer plus dans dix ans, que Dieu la garde en bonne santé. Jusqu‘à ce jour je vous prie d'avoir la patience.. puisque mon début était si incertain si ambigu je me demande comment
j'ai pu grandir dans une telle condition c'est peut- être pour répondre à cette question que je me suis trouvé en plein théâtre.je passe d'un personnage à l'autre à la recherche d'une
connaissance plus approfondie de moi même…
Mon cher public
grâce à toi je respire et sans toi j’étouffe

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Chanson Naabbar wella Manaabbarchi
La Culture n'est pas en phase avec les slogans du changement. Extraits de l'emission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007
La liberté d'expression ne suffit pas- 2eme-Extrait-émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007
Pour un theatre pour tous.mp3- 3eme-extrait émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007
Les directeurs des festivals qui ont échoué doivent , en principe, démissionner-
Extrait – émission- Radio Mosaïque-FM - 20oct-2007
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