Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 19:31
mon-public-sfax.jpg
Alors qu’en Tunisie il y’a plus de 350 festivals je ne suis programmé dans aucun festival national ni même régional ; et ce après 38 ans de métier de théâtre. Mon spectacle est-il alors censuré ? Officiellement non. Mais administrativement oui et ce à l’encontre de l'attente de mon large public et dans l'indifférence totale des officiels.. Pourquoi...et dire que je ne dis que ce qu’ils font...
Comment peut-on instaurer une culture de démocratie alors que certains fonctionnaires de la culture pratiquent la marginalisation et la restriction gratuite et mettent en obstacles toutes tentatives d'émancipation artistiques?... Les adversaires du développement culturel ne sont – ils pas les adversaires de la démocratie ?
Par ben yaglane - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 11:51
culture-par-piston1.jpg
Par ben yaglane - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 14:59
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la terre parler ? moi oui :

la-terre.jpg « Vous me fatiguez, vous m'épuisez, vous me déchirez avec vos Bombes ; Vous me poignardez avec vos missiles; vous faites trop de bruit ; je vous donne à boire ; je vous donne à manger ...et certains trouvent les moyens pour laisser les autres crever de faim.
Je vous allaite dès votre naissance, et à la fin de votre vie je vous reçois, je vous accueille, je me fais lit pour votre repos... Je vous sucre, je vous pastèque, je vous aubergine, je vous amande, je vous mandarine, je vous fleure, je vous Jasmine, je vous donne mes odeurs pour vous égayer, je vous emmène dans ma mémoire jusqu'à vos ancêtres, je me tapisse de neige pour vous distraire, de sable pour vous plaire, je me grotte, je me roche, je me minéralise, je cicatrise vos blessures, je vous donne les fruits de mes entrailles,Je vous porte, je vous emporte, je vous supporte, je vous transporte...
Sur chacun de vous il y a mes empreintes, mes couleurs et mes accents... C'est par ma forme que sont formés les gestes de vos mains quand vous mangez, de vos pieds quand vous dansez.... C'est sur moi que tout s'appuie ...Votre équilibre vous me le devez. Ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ? Satisfaire vos caprices ? Abriter vos corps ? Si je disparaissais, où pourriez-vous planter vos arbres ? Si je retirais mes eaux que pourriez-vous boire ? Si je voilais mes beautés, que pourriez-vous voir ? Si j'emportais mes céréales, mes fruits, mes forêts, mes océans, sur quoi iraient se poser les oiseaux ? Sur quoi iraient courir les chevaux ? Où mettriez-vous vos navires ? Vos TGV et vos martyrs ? Comment iriez-vous peindre vos gloires, vos victoires, vos guerres, vos misères, vos haines et vos amours ? Quand vous suffoquez, qui vous aère ? Quand vous vous chagrinez qui vous console, vous cajole ? Je me laisse labourer, vous me goudronnez ; je me laisse vendanger, vous me nucléarisez.... Attendez-vous de voir mes rivières sécher, mes montagnes s'écrouler...Ah je vous connais, ceux que vous avez enterrés m'ont tout raconté de vous.
Vous ai-je déprimé avec mes jardins ? Vous ai-je stressé avec mes parfums ? J’étouffe. Allez-vous enterrer ailleurs, Votre mort n'est plus dans ma vie. Vous voulez le ciel, allez-y ! Grimpez dans l'air ...inventez-vous une existence, mais sans moi.
Quand je suis arbre vous me coupez,
Quand je suis céréale vous me brûlez,
Quand je suis eau vous me polluez.
Quand je suis fertile, vous me gaspillez,
Quand je suis Afrique vous m'affamez,
Quand je suis pétrole vous me pompez,
Quand je suis Nord vous me modernisez,
Quand je suis Sud vous me sous-développez ...
Quel autre peuple pourrait t-il m'habiter ? »
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la terre parler ?
Moi oui.
Par ben yaglane - Publié dans : Sans frontiéres
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 01:00
naabbar01.jpg je pense, que mon médecin se trompe de malade il me prend certainement pour Jaques ou Francis pourtant je n’arrête pas de lui rappeler mon nom et mon prénom je m’appelle ben couscous. Je suis brun aux cheveux frisés, je roule le rrr, je n’arrête pas de lui rappeler mon origine : Foulen ben felten ben chibani ben fat'hiz ben mabrouk ben biben. Né sous un palmier entre deux oliviers à côtédu grand oued harhar, fils de toumana bent aicha el guedra et de père jilanifils du chikh wa ma adrak. Tous nous sommes originaires de la région sakker-fommek, en français veut dire ferme ta gueule, au nord bouche ta bouche, au sud,de quoi tu te mêles, et malgré tout ça il ne cesse de me dire que je ne dois rien cacher… franchement ai-je l’air de cacher quelque chose? ...il parait que c'est trés difficile pour un médecin Français de traiter un malade Français d'origine couscous...
 
 
Par ben yaglane - Publié dans : Mon médecin m'a dit
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 20:11

stenna-chweya.jpg

Par ben yaglane - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 21:50

jai-attrape-les-hemorroides-105.jpg
L'ob
sta
clé
 

 

Par ben yaglane - Publié dans : Mon médecin m'a dit
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 00:12

je-craque.JPG Mon médecin m'a dit que «si je continue à me taire, à ne pas m’exprimer, à dire toujours oui, à ne jamais contester quand j'ai raison, à ne jamais protester pour faire valoir mes droits et ne rien revendiquer... c’est pas bon pour ma santé. Mon visage se déforme, mes yeux sortent de leurs orbites, mes mains tremblent, mon cou se tord, mon dos se courbe, mes épaules tombent, mon cœur se serre...mon visage se flétrit… et et et je risque d'étouffer » et mon médecin ajoute «pour te soulager tu dois t'exprimer. Parles de tes malheurs commences par ton enfance cherches dans toi même voilà ton remède et tu verras comment ton visage retrouve ses couleurs, tes yeux s'entrouvrent, ton sourire revient, ton corps se dresse, ton esprit s'épanouit, tu embellis et tu te porteras bien, bref, tu te sentiras mieux ! » 

             Pourquoi, alors, je me laisse faire?

Raouf Ben Yaghlane

 

Par ben yaglane - Publié dans : Mon médecin m'a dit
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 21:48
clip-image002.jpg Avec 53 %
c’est une
large majorité.
Et
les 99 %
dans les pays
chauds,

c’est quoi alors ?
c’est une large
minorité !!!
Par ben yaglane - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 22:20

je-vote.jpg

Par ben yaglane - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 02:53



Chez nous rien n'est arbitraire et rien n'est gratuit. Tout est dans l'ordre strictement organisé, scrupuleusement structuré, exactement précisé ,précisément défini et indéfiniment détaillé..Pour toute chose il faut une autorisation..Nous sommes tellement bien organisés que même pour penser il faut demander une autorisation. On doit justifier à nos autorisateurs pourquoi on doit penser et surtout pourquoi on a choisi de penser comme on va penser..Une fois nous avons obtenu le permis de penser mais en silence en attendant de pouvoir obtenir le permis de penser en chuchotant..Oh comme c'est réconfortant d'avoir l'impression de penser ça donne l'illusion d'être libre et quand on réussit c'est comme si on obtenait l'impossible ..bien évidement ceux qui pensaient tout haut risquaient de déranger ceux qui pensaient tout bas et surtout ceux qui ne pensaient pas du tout ou même qui refusaient de penser.. Et c'est normal ... une fois on a accordé à ceux qui pensaient tout bas la permission de penser tout haut..Alors C'était le chaos..Le silence était devenu bruyant et la pensée dans le silence était devenue dangereuse..Le silence s'est propagée..Chacun gardait son silence pour soi et chacun avait compris ce que le silence de l'autre signifie comme message. Tout le monde devenait informé du secret de ce silence lourd et pesant...on parlait en silence on s'insultait en silence on se bousculait en silence on se braquait en silence...on procèdait même à des règlements de compte en silence. .oui il n'y a pas plus dangereux qu'un silence penseur. un bruit courut jusqu'à la police qui a fait une enquête dans le silence et est intervenue pour imposer dans le silence l'ordre le plus absolu le plus totale , le plus général et ce conformément au formulaire conçu à l'occasion qui stipule le modèle de penser de manière strictement organisé scrupuleusement structuré exactement précisé et précisément défini et indéfiniment détaillé ,rigoureusement justifié , justement rigoureux et finement fignolé... il a été donc décidé de ne penser que dans la condition de laisser des traces écrites...depuis l'ordre de penser par écrit a été décrété... mais comment penser par écrit sans passer par le silence ; et pour penser par écrit il faut des journaux ..et comme nous n'avons pas de papiers comment devons nous échapper à l'autorisation de journal .comment écrire sans laisser une trace écrite .Alors nous avons décidé que l'écrit ne soit pas forcement dans un texte mais que chacun donne à son visage la forme d'un journal illustré .. Alors des comités de rédaction de la mimique s'est instauré...le corps était le texte et l'expression en était le style...depuis notre ville était devenu bourrée de journaux de revue et de livres.. elle était devenue le grand carrefour de la pensée qui bouge. les gens sortaient pour se lire dans les visages et se livrer aux regards.. sur fond de bruit de la ville tout le monde se met à danser la pensée du ventre..cette danse de la pensée du ventre à permis aux plus doués de rentrer dans le ventre de la pensée...voila une forme de penser avec un propos un discours dont l'autorisateur n'est pas habitué...en effet ce langage étrange reconstitue les douleurs cachées les espoirs frustrés les paroles étouffés la soif de vivre la faim de découvrir ...et les revendications qu'il a pensé pouvoir interdire et qu'il a cru pouvoir effacer... chaque corps dans sa singularité était devenu pluriel parce que dans son fond il intègre solidairement l'autre ...chaque corps est devenue plus qu'un meeting ou plus qu'une assemblée générale ..pour l'augmentation du salaire les fronts sont devenues banderoles pour exiger la liberté de la presse et des medias les regards sont devenus affiches pour une santé meilleure et pour tous les gestes sont devenus slogans .contre l'augmentation du loyer les accolades remplacent l'approbation les clins d'œil remplacent les signatures des façons de marcher remplacent les mots d'ordre...avec le corps et sans paroles les pensées manifestent et défient l'état de siège...mieux encore avec le corps le rire prend sa place et devient chef d'orchestre..




Par ben yaglane - Publié dans : pensées
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

Présentation

  • Le blog de Raouf Ben Yaglane
  • : Tunisie Raouf BEN Yaghlane tunisie blog Humour tunisien blog Raouf Ben yaghlane Culture
  • : contactez moi sur Facbook: http://fr-fr.facebook.com/people/Raouf-Ben-Yaghlane/1660760965 La liberté d'expression ne suffit pas.Il ne suffit pas d' être libre , il faut être libéré.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Qui suis-je

Désolé de ne pas pouvoir me présenter comme il faut car je viens de découvrir que je ne sais pas qui je suis au juste..En attendant d'en savoir plus excusez mon incapacité..Ce que je sais c'est que je suis né dans la douleur d'une maman doublement terrorisé par le bruit des bottes des colons et la peur que je sois sa troisième fille et que je risque de ne pas pouvoir répondre à l'attente oppressive de ma grande famille qui menaçait ma mère d'être exclue si jamais je ne suis pas un garçon..je suis donc né dans le stresse la peur et l'angoisse. En attendant je continue à faire parler ma mère au compte goutte avec l'espoir d'en tirer plus dans dix ans, que Dieu la garde en bonne santé. Jusqu‘à ce jour je vous prie d'avoir la patience.. puisque mon début était si incertain si ambigu je me demande comment j'ai pu grandir dans une telle condition c'est peut- être pour répondre à cette question que je me suis trouvé en plein théâtre.je passe d'un personnage à l'autre à la recherche d'une connaissance plus approfondie de moi même…

artiste et societé

Mon cher public

grâce à toi je respire et sans toi j’étouffe




 Je revendique ma marginalité et je crie ma vérité " je dois beaucoup à mes souffrances, je suis l'enfant de mes douleurs, je hais la médiocrité, je déteste l'étroitesse de l'esprit et j'ai horreur des gens qui portent des masques. Je me méfie des apparences,je forge mon destin, j'aime convaincre en me donnant la chance d'être sur scène, je me bats pour arracher le public des obstacles. Dieu merci, y'en a qui me soutiennent avec un bon cœur sinon ma vie serait aigrie. Sans les nommer, je leur dis à tous merci.
Imaginons un instant une société sans artistes, sans écrivains, sans cinéastes, sans clowns, sans poètes, sans acteurs, sans musiciens, Comment cette société peut- elle s'exprimer? Avec quels poumons peut- elle respirer? Avec quel œil et quelle oreille peut- elle regarder et entendre le monde? Avec quelle langue peut- elle parler? Avec quelles mains peut-elle écrire son histoire? Une société sans artiste est vouée à l'handicap!
Pour se respecter une société se doit de protéger ses créateurs de tout ce qui peut les flétrir, les affaiblir ou les décourager. Pour évoluer elle doit veiller à leur bien être moral et matériel.


la liberté d'expression ne suffit pas
Cliquez ICI

je suis pluriel - Ena Meskoun
Cliquez ICI




Mon cher public

grâce à toi je respire et sans toi j’étouffe


Mes chansons

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Ecoutez en arabe

Chanson Naabbar wella Manaabbarchi


La Culture n'est pas en phase avec les slogans du changement. Extraits de l'emission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007
 

La liberté d'expression ne suffit pas- 2eme-Extrait-émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007

Pour un theatre pour tous.mp3- 3eme-extrait émission Nkoul wella mankoulech. Radio Jeunes. Aout 2007

Les directeurs des festivals qui ont échoué doivent , en principe, démissionner-

Extrait – émission- Radio Mosaïque-FM - 20oct-2007

Chanson : Netwahach 


Chanson : Ena-wena-mech-metfehmine



Liens

Images Aléatoires

Recherche

Commentaires Récents

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés