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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:49

 

الشيطان هرب , هرب من تونس يجري و يصيح : 

النجدة النجدة ... راني بريئ , بريئ منهم - غلبوني في التبلعيط وغلبوني في التنوفيق و غلبوني في الخدع و في الفساد و في المداهنة , و الغش ... ماعادش عندي ما نبيع , كل و احد يسرق سرقه و إلاّ يكذب كذبة ترصيلي   أنا نخلّص ... يا حسرة على زماني ... ماينا ماينا … النجدة النجدة 

Le diable s'est enfuit -

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 23:40

 

hijeb.jpg

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 01:06

           Raouf Ben Yaghlane (comédien et metteur en scène) :

                       «Nous avons souffert beaucoup de la censure »

Bourguiba me fascinait beaucoup quand j’étais petit. Je le regardais à la télé quand il faisait ses discours et j’essayais après de l’imiter. Je pourrais même dire qu’il a été à l’origine du développement de mon talent de comédien. Son talent d’orateur, son charisme, sa présence sur la tribune et sa voix m’ont donné envie de faire du théâtre.

BOURGUIBA.12.jpgMais aussitôt que j’ai grandi et que j’ai commencé à exercer mon art, je n’ai pas tardé à me confronter à la censure imposée aux artistes qui osaient critiquer le Combattant Suprême ou son régime. Je me rappelle que mon premier one man show “Chay Ehabel” (C’est à rendre fou), inspiré de l’œuvre “Journal d’info” de Gogol, a été censurée en 1973. Il critiquait la bureaucratie et donc il a été interdit de diffusion. Un an après, un réalisateur algérien, Abdelkader Aloula, est venu en Tunisie avec une pièce inspirée de la même œuvre mais dans une conception algérienne et elle est passée normalement en Tunisie. Voyant l’injustice à laquelle j’ai été confronté, ce dernier m’a invité à venir présenter mon one man show en Algérie. A mon retour au pays, j’ai été mis en prison pendant vingt jours. J’avais 24 ans à l’époque, mais pour moi, c’était la première fois que je me rendais compte que le théâtre avait un sens politique alors que je ne m’intéressais pas particulièrement à ce domaine.

Il faut avouer que je n’avais pas été violenté pendant mon séjour en prison. Mais pour sortir, j’ai dû signer un engagement écrit de ne plus faire du théâtre “interprétable”.Nous souffrions beaucoup de la censure à l’époque Bourguiba mais cela ne nous a jamais empêché de faire de la création. Mieux, elle nous a poussé à inventer des idées afin de la contourner et faire parvenir nos messages au public avec beaucoup d’habilité intellectuelle et de sous-entendus. C’était vraiment une source d’inspiration pour nous, malgré sa médiocrité à l’époque.

Je dois avouer aussi qu’après ma sortie de prison, j’ai été réhabilité puisque le ministre de la Culture de l’époque, M. Chedli Klibi, m’a proposé de diriger une troupe de théâtre à Hammamet. Un acte que j’ai considéré comme encourageant. C’était une des manifestations de la politique paternaliste de Bourguiba, qui sanctionne puis réhabilite. Mais justement, ce qu’on lui reprochait, c’était de s’être toujours considéré comme le Père de la Nation, de manière à ce qu’on ne puisse pas le critiquer. Car le père dans l’imaginaire est toujours une fonction sacrée. Le pouvoir par contre ne devrait pas l’être.

 

Une des choses que je trouvais, par ailleurs, exagérée à l’époque bourguibienne, est la célébration de son anniversaire qui prenait une grande ampleur, dépassant même la célébration d’autres évènements nationaux comme la Fête de l’Indépendance. Je me rappelle que les festivités duraient des jours et mobilisaient tout le pays. Et j’étais intrigué par tous ces artistes et ces poètes qui, un mois avant l’anniversaire de Bourguiba, arrivaient à avoir de
l’inspiration pour chanter ses louanges. Le mois d’août était vraiment le mois le plus culturel de l’année !
Toutefois, il faut avouer que le Combattant Suprême était un visionnaire. Il a permis à la femme de s’émanciper et au peuple de s’instruire grâce à une politique de généralisation de l’éducation.
Sa fin de règne a été marquée par la peur, l’inquiétude car il y avait à l’époque une guerre des clans. Et j’étais content, le jour de sa destitution, que les choses se soient déroulées dans le calme, de manière pacifique et sans effusion de sang. C’est très rare dans les pays arabes.

                                                                                                                              Raouf Ben Yaghlane


Extrait du dossier speciala à l'occasion du dixiéme anniversaire de la mort du président Bourguiba

Des hommes et femmes de culture témoignent de l’époque Bourguiba      
Réalité : 12/04/2010 Augmenter la police Réduire la police
Esprit avant-gardiste et homme paradoxal

Hanène Zbiss

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 15:10
 
Raouf Ben Yaghlane met en garde les jeunes de Douar Hicher
contre l’émigration clandestine      
 
Article publié à Réalité - Hanène Zbiss-07/12/2009
 
Après sa première rencontre avec les candidats potentiels à l’émigration clandestine à Douar Hicher, dans le cadre du projet européen MESURE pour la sensibilisation contre ce phénomène, Raouf Ben Yaghlane est revenu les voir pour leur présenter un spectacle interactif, inspiré de leurs témoignages et engager avec eux un nouveau débat sur leurs problèmes. 

Il était 19h00, à la Maison de la Culture de Douar Hicher, le lundi 16 novembre. Le public, formé majoritairement de jeunes avec quelques parents, s’impatientait de voir se produire sur scène Raouf Ben Yaghlane. Ce dernier leur avait promis au mois de mai de revenir leur présenter le résultat du débat qu’il a eu avec eux sur les motifs qui les poussent à l’émigration clandestine, sous forme de tableaux théâtraux qui se basent sur leurs témoignages. Mais le temps passait et ils ne voyaient rien venir. Ils ont commencé à s’agiter. Certains, las d’attendre, sont même sortis de la salle. Dans les coulisses, quelque chose se préparait. Le comédien n’était pas encore arrivé, des bruits couraient que le spectacle pourrait être annulé et le comble a été quand un des organisateurs a demandé aux représentantes de l’AFTURD (Association de la Femme Tunisienne pour la Recherche et le Développement) de quitter les lieux alors que l’association est partenaire dans le projet européen MESURE pour la sensibilisation des jeunes quant aux dangers de l’émigration clandestine, dans le cadre duquel s’inscrit l’action de Raouf Ben Yaghlane. Le motif de la décision d’éloigner l’AFTURD est que « l’opération devait rester interne car les jeunes allaient ensuite témoigner de leurs expériences personnelles ». Une excuse qui ne tient pas la route d’autant plus que les membres de l’association étaient présents lors de la première rencontre avec les candidats à la harga en mai dernier.

« Io sono già partito »
 
dawar-hicher-inteactif-jeunes.jpgVers 19h30, Ben Yaghlane a fait finalement son entrée sur scène, il semblait mal à l’aise, probablement à cause de ce qui venait de se passer dans les coulisses. Mais il a pu rapidement dépasser cela pour entamer sa séance de sensibilisation interactive rythmée par la présentation de quelques tableaux théâtraux.
Il a donc commencé par donner un premier tableau, histoire de mettre tout le monde dans le bain. Il a mis en scène justement la dernière rencontre au mois de mai (voir Réalités n° 1220 du 14 au 20/5/2009) durant laquelle on avait donné la parole aux candidats potentiels à l’émigration clandestine pour exprimer leurs problèmes. Le comédien s’est mis dans la peau de l’un d’eux en caricaturant son rapport avec les responsables qui se contentent de répondre par une langue de bois à des interrogations vitales d’un être qui se sent démuni devant une situation difficile de précarité et de chômage dont la seule issue est la harga. La dérision arrive à son comble quand le citoyen déclare au responsable qu’il ne l’écoute pas et qu’il s’imagine déjà en Italie. «Io sono già partito» (je suis déjà parti), lui dit-il.
Après cette première séquence, le climat est devenu propice pour engager le débat sur les préoccupations des jeunes de Douar Hicher, réputé pour être un fief de l’émigration clandestine. Mais d’abord, le comédien a préféré leur montrer un document vidéo avec les témoignages d’émigrés clandestins tunisiens qui vivent en Italie, sur la vie de “chiens” qu’ils mènent là-bas et leurs regrets d’avoir quitté leur patrie pour rien, le tout illustré par des images de cadavres humains trouvés dans la mer. 

« Je “brûlerai” quoiqu’il arrive »
 
Ben Yaghlane croyait ainsi pouvoir les dissuader en leur présentant le genre d’existence misérable qui les attend si jamais ils parviennent à arriver sains et saufs en Europe. Mais loin de là, des jeunes semblaient plus que jamais décidés à tenter l’aventure. En témoigne, Elyès, 17 ans, lycéen, qui a déclaré : «Je suis plus que jamais convaincu de la validité de mon choix. “Je brûlerai” quoi qu’il arrive car, ici, si tu ne travailles pas, tu n’es pas respecté alors que là-bas en Italie, même si tu vis dans la misère totale, personne ne te verra et puis tu pourras galérer pendant deux ou trois ans, voire plus mais à la fin tu reviendras avec beaucoup d’argent et tu réaliseras finalement tes rêves. Et peu importe d’où vient cet argent, même s’il provient du trafic de drogue. L’important est de l’avoir et de rentrer triomphant au bled ».
Achref, un autre jeune, partage aussi son avis en révélant qu’il n’a pas peur de mourir en mer car il se sent “presque mort” : « Je suis chômeur depuis bientôt neuf ans. J’ai fait de petits boulots pour survivre et une formation en tapisserie sans pouvoir décrocher un poste de travail. J’ai ouvert un petit kiosque à tabac mais la municipalité me l’a fermé car je n’avais pas d’autorisation. J’ai tout essayé pour trouver un emploi et améliorer ma situation mais sans succès. Alors la seule voie qui me reste aujourd’hui c’est de “brûler”».

dawar hicher interactif 
« J’avais seulement 18 ans et j’étais déjà en prison »
 Consterné par ces déclarations, Ben Yaghlane a invité ces deux jeunes à monter sur scène et à s’imaginer dans une barque en train de traverser la mer vers un destin incertain. Ces derniers ont joué le jeu et ont improvisé un dialogue d’une grande authenticité. Ils ont été rejoints ensuite par une jeune fille qui a interprété le rôle d’une mère qui essaye de convaincre son fils de rester dans le pays. Les trois ont donné une belle performance, à saluer vivement. Ils ont surtout encouragé d’autres à venir sur scène et s’exprimer, tel ce témoignage vibrant de Khalil, 20 ans qui a “brûlé” trois fois. Durant l’une d’elle, il a été arrêté en Libye et incarcéré pendant quatre mois dont il garde un souvenir terrible. «J’avais seulement 18 ans et j’étais déjà en prison. Nous étions frappés tout le temps par les geôliers. Ma mère a dû vendre ses bijoux pour venir me rendre visite », a-t-il déclaré. Depuis, il a décidé de ne plus penser à l’émigration clandestine et de chercher du travail pour dédommager sa mère de la perte de ses bijoux. Mais ce n’est pas gagné, car après avoir suivi une formation, Khalil ne trouve toujours pas de boulot et il a conclu qu’il faut avoir absolument des pistons pour en décrocher. Et il n’est pas le seul à penser de la sorte. Car un jeune diplômé, ayant fait une licence appliquée en animation touristique, a pris la parole pour raconter sa galère à trouver un emploi. « Je suis allé frapper à la porte de plusieurs entreprises mais sans succès. Un jour, un patron m’a rétorqué qu’il n’emploie pas des gens qui viennent des “banlieues” de la Capitale ». Résultat, le jeune homme commence à désespérer d’être embauché sans avoir des pistons et l’idée de la “harga” germe petit à petit dans sa tête. 

La jeunesse lance un SOS
 
Raouf Ben Yaghlane est conscient que le motif le plus fort de l’émigration clandestine reste le chômage. C’est pour cela qu’il a centré les deux autres tableaux théâtraux qu’il a présentés sur ce thème. Son personnage, cherchant à dépasser ce problème, commence à fantasmer sur la richesse qu’il va recueillir à l’étranger, les projets qu’il va construire en rentrant au pays, la société qu’il va créer permettant ainsi à tous ses amis chômeurs d’avoir du travail à un salaire très haut etc. Ces rêves correspondent tellement à la réalité que les jeunes de Daouar Hicher se sont identifiés facilement au personnage et à ses paroles. 
Reste que ces jeunes qui ont exprimé librement leur malaise n’ont pas obtenu finalement de réponses à leurs interrogations quant aux problèmes de chômage, de précarité et d’inégalité des chances pour l’accès au travail. Ils n’arrêtaient pas de répéter que s’ils trouvaient un encouragement et un soutien pour décrocher un emploi ou créer des projets, ils n’auraient aucune raison de quitter leur pays. Un appel que Ben Yaghlane a cherché à transmettre aux représentants des nombreuses associations présentes, en espérant qu’elles puissent faire quelque chose.

Hanène Zbiss 
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:48

Photo publiée sur internet
Raouf ben yaghlane
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:41

 

جمهور قرطــــاج في خيالــــي والمفاجآت ستكشفها هذه الصائفة

 

جريدة الشروق - السبت 13 جوان 2009

 

 تونس ـ الشروق :

...قرّرت التسلح بالصمت... لن أعود للحديث عن أية مشاكل... لعلي في السكوت ألتقي بالحلول...! لا أفضّل الجلوس في المكاتب، أشعر وكأنّي أختنق... لكن لن تمنعني قيود المكان من الكلام... هكذا أحيا وهكذا سوف أموت...

إنه المسرحي رؤوف بن يغلان اعتنق خشبة المسرح ليكون جريئا في اختياراته، مغرّدا خارج السرب، ورغم بعض الأشواك التي خدشت مسيرة سنوات قرّر أن يخرج عن العادة والمعتاد ويتناسى مشاكل الثقافة والفن ليكون لقاء «الشروق» معه بعيدا عن الشكوى وتكرار المظالم لكن عندما ينساب الكلام تتبعثر القرارات.

هكذا اختار بن يغلان ان يستهلّ حواره معنا فبدا جريئا أحيانا ومتحفظا أحيانا أخرى.
*
الهجرة غير الشرعية موضوع مسرحية جديدة مازالت بصدد التحضير؟
ـ عنوانها «الحارقون» الى أن يأتي ما يخالف ذلك، طرحت موضوع «الحرقة» للكشف عن التناقضات التي نعيشها في مجتمعنا اليوم حاولت أن أتطرّق لهذا الموضوع من جانب هزلي نقدي لابراز معنى التحدي ومرارة الهزيمة... شباب في مقتبل العمر يرمون بمصيرهم الى الموت وهم على يقين بذلك شعارهم الحياة الكريمة أو الموت في عرض البحر... بهؤلاء الشباب التقيت وعلى وقع هذه المأساة التييعيشها شبابنا في تونس وفي العالم العربي حاولت أن أجسّد ذلك من خلال هذا العمل الفني الذي يعالج موضوع الهجرة غير الشرعية.

هل سيكون هذا العمل المسرحي من ضمن العروض الصيفية؟
ـ أوّل عرض في تونس بعد هذه الصائفة في اطار برنامج التحسيس ضد الهجرة السرية والعرض الثاني في ايطاليا وسوف يكون باللغة الايطالية وسيتم تدريبي على هذه اللغة، وهذا العمل من انتاج مؤسسةايطالية ولا يوجد أي تمويل تونسي.

وماذا أعددت للعروض الصيفية؟

- مفاجآت بالجملة.

هل ستلتقي جمهور قرطاج؟

ـ (مبتسما) في خيالي.

لماذا؟

ـ لا يرون صالحا أن أقول «نعبّر ولا ما نعبرش» في قرطاج.

 -  نعبّر ولا ما نعبّرش» أخذت حظها من النجاح، الجمهور في حاجة الى ما هو جديد؟
ـ الى حد الآن مازال الجمهور يطلبها ويحضر الى جل العروض والدليل آخر عرض في سوسة كان ناجحا للغاية وكان لقاء رائعا مع ذاك الجمهور حتى أن النساء تأثرن الى حد البكاء.
*
كيف هي علاقتك بالجمهور؟

ـ رائعة... يكفي حضوره وتشجيعه لأعمالي، به أحيا وأتنفس ودونه أختنق وأموت.
*
لكن هناك من يرى أن جمهورك نخبوي؟

ـ (غاضبا). من عقليات التخلّف أن تجعل من الناجح فاشلا وتفتخر عندما يتم ذلك بنجاح ومن المؤسف ان هذه العقلية سائدة في المشهد الثقافي والفني عندنا... فكيف للثقافة أن تحرّرنا من الرواسب إذا كان اهلها متعلّقين بالرواسب المتخلّفة

لهذه الأسباب رؤوف بن يغلان لا يفوّت فرصة إلا ويتحدّث عن المشاكل والمعاناة؟
ـ أنا لا أطرح المشاكل من باب موقعي الشخصي. كثيرون هم الفنانون الذين يعانون لكن في صمت... لا يستطيعون الكلام... شخصيا لا أعاني من المشاكل لكن عقلية العراقيل متوفّرة لدينا بشكل كبير... العقلية السائدة في المجتمع التونسي تكرّس العرقلة والاقصاء والتهميش ولا أقول هذا من باب الشكوى أو التذمّر
.
*
أين تكمن معاناة الفنان؟

ـ معاناة الفنان سببها عقلية التخلّف السائدة التي كنت قد ذكرتها من قبل، وكيف يصبح حال المواطن المتفرّج في هذه الظروف؟ الجواب واضح سوف يكون ضحيّة تهميش الفنان... صدقيني شخصيا لا أعاني من شيء بلالمعاناة تكمن في ذاك الفنان وإذا كان هناك من يدّعي أن ما أقوله وأصرّح به باطلا، أنا مستعد للنقاش مع أي كان من المسؤولين عن الثقافة. رئيس الدولة يقول لا لثقافة التهميش لكن للأسف ما نحياه خلاف ذلك والسبب هو تلكالعقلية السائدة المتعلّقة بالرواسب المتخلّفة. نحن لسنا متعوّدين بالتصريح بما نحن عليه وتسمية الأشياء بأسمائها حتى أصبح طرحنا للواقع محظور

   - لنعد الى المسرح ونبتعد عن مشاكل الثقافة؟

ـ (يقاطعني الكلام) قرّرت ألا أعود للحديث عن المشاكل لعل في صمتي عنها أجد الحلول. الصراحة عندنا أصبحت تستوجب الاحتراز، ولا فائدة في اعادة طرح نفس المواضيع، لأن اجاباتي لم تعد تقنعني.
*
ذكرت منذ قليل أنك تعيش بعيدا عن الناس ولا تلتقي أحدا من أين إذن تقتبس مواضيعك التي تطرحها حول شواغل الناس اليومية

ـ لقد تطرّقت الى مواضيع عديدة تمس شواغل الناس مثل الثقافة الصحية وتعرّضت اثرها الى مشاكل عديدة كذلك جسّدت دور المرأة في مسرحية «مثلا» وأثارت هي الأخرى ضجّة كبرى.
أنا واع أن الفنان مهما كانت راحته لابد أن يقترب أكثر ما يمكن لمعاناة المواطن أي أن معاناة الناس هي معاناتي وأوّل خطواتالعمل المسرحي الجديد حول الهجرة السريّة كان من خلال لقاء شباب في ايطاليا هاجروا بهذه الطريقة وشباب في تونس يحاولون سلك هذه الطريق  الوعرة. كما التقيت أيضا بأوليائهم ولمست عن قرب معاناة هؤلاء الأمهات وهن يسألن عن مصير أبنائهن المجهول والحزن باديا على وجوههن... إنها فعلا مأساة... لابد من التحسيس بخطورة هذه الآفة التي سمّيت «بالحرقة
».
*
هل يكفي عمل مسرحي للتحسيس بخطورة الهجرة السريّة؟

ـ العمل الفني هو جزء من هذه القاعدة التحسيسية الى جانب ذلك لابد من التكثيف من فضاءات الحوار. وخاصة داخل المقاهي، ولابدّ من تجديد مسالك وأساليب تعامل الادارة وأقترح تنظيم أسبوع خاص في شكل حملة وطنية للالتحاق بالشعب أي أن يتم لقاء كل الشرائح الاجتماعية في وسائل النقل وفي الاماكن العمومية وفي المطاعم الشعبية حتى يتم التقارب بين المواطن والمسؤول.

هل من أعمال أخرى تحت الدّرس؟

ـ أتهيأ لعمل مسرحي جديد بالفرنسية سوف يكون جاهزا في أواخر هذه الصائفة، وشاركت مؤخرا في اليوم الوطني للتحسيس ضد التدخين بمداخلة في شكل «سكاتش» هزلي يبرز مضارّ هذه الآفة وقد تبنت وزارة الصحّة الفكرة وسوف يتم ترجمتها الى عدّة لغات.

كلمة أخيرة؟

ـ أريد أن أقول أنا  لست اختصاصيا في قول «لاباس» ولا أحذق نطقها عندما أعيش عكس ذلك... الفنّان يحمل رؤية مخالفة لما هو سائد وعندما يعبّر عن اختلافه يدفع الثمن.

* حوار: نجوى الحيدري

Raouf Ben Yaghlane

 

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 15:13

Raouf Ben Yaghlane
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 13:51
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 23:46

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 23:23



je présente mon spactacle" Naabbar wella ma Naabbarch"

 au Théâtre Adyar -
4 Square Rapp - Paris 7éme -

Dimanche le 24 Mai à 18h.

Une seule représentation - Rire en Arabe et en Français -

contact:06 06 86 86 74

vous pouvez acheter vos billets par internet -
 joindre site :

http://benyaghlane.tounsi.fr/

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L'obstaclé

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